En troquant ma custom 125 cm3 contre un roadster routier 600, je me doutais bien que tout allait changer. Et en effet, c’est le cas (dingue non ?).
Première approche
Un jour, j’ai déposé la 125 au garage, et je suis reparti de suite avec la 600. Au premier abord, la Diversion ne semble pas beaucoup plus grosse, il faut dire que la Daelim Daystar possédait déjà un très bon gabarit (elle est plus large qu’une sportster Harley-Davidson). La remplaçante est donc moins large, mais elle est plus haute (et légèrement plus lourde). Première constatation quand je suis monté dessus : les deux pieds touchent largement le sol (je fais 1m80). Ce qui fait qu’elle est aussi maniable que mon ancienne monture.
Redescendons de la machine et faisons le tour (en la mettant sur la béquille centrale, de série sur la Diversion) : elle est jolie dans ce coloris noir, elle est plus discrète que la custom, ici je n’ai pas de chrome (ni d’imitation en plastique), elle tape moins à l’oeil. Le carénage est bien intégré à la moto, je la trouve plutôt bien réussi au niveau esthétique. Remontons en selle ! A bord, je regarde l’instrumentation : elle est bien fournie. Avec la Daystar, je n’avais déjà pas à me plaindre (vitesse, compte-tours, jauge-essence, trip total et partiel), mais je retrouve ici des choses différentes et plus modernes : déjà, la vitesse est maintenant à affichage digital, seul le compte-tour reste à aiguille. Et cette configuration est géniale pour la lisibilité de l’ensemble. J’ai quelques informations supplémentaires : témoin de niveau d’huile, témoin de température (et affichage de la température du liquide de refroidissement), témoin de l’ABS (car ma Diversion en est équipée), et un second trip partiel. Le seul point que je trouve dommage, c’est qu’il n’y a qu’un seul voyant pour les clignotants, alors que j’en possédait deux sur la 125 : j’aime bien être sûr que c’est le bon côté des clignotants qui est activé. J’ai aussi maintenant les commandes de warning et d’appel de phare, toujours pratique au quotidien.
Jusque là, j’adore. Maintenant que je suis installé sur la bête, on tourne la clé. Le tableau de bord se met à clignoter dans tous les sens durant quelques secondes, puis la moto attend sagement l’ordre de démarrer. Un petit coup sur le démarreur, et c’est parti ! Alors là, chapeau, enfin un bruit de moto, ce n’est plus un bruit électrique de 125. Agréable sonorité ! En mettant le contact, le feu de croisement s’est allumé automatiquement, plus besoin de le faire en manuel. Nous sommes prêt à partir à l’aventure.
© Yamaha
Premiers tours de roues
J’enclenche la première vitesse : grand moment de bonheur, avant même de partir. La sélection est peut-être dure (c’est une Yamaha), mais elle est carrément plus précise que celle de la DD, qui profitait de la moindre occasion pour bloquer ! Ici un geste franc, et tout se passe bien. Je dois juste m’habituer à passer les vitesses en relevant la pédale, le sélecteur n’est pas à double branche comme sur certaines customs (je ne peux plus mettre un coup de talon pour monter les vitesses). Maintenant avant de démarrer, je teste la puissance, pour trouver le bon compromis. En 125, on ne se pose pas de question, on met les gaz à fond ! Ici, il faut apprendre à gérer le régime moteur pour ne pas s’envoler. Une petite minute à faire joujou avec l’accélérateur pour trouver la bonne puissance, et je démarre, je sors du garage. Et je me lance sur les routes pendant quelques kilomètres.
Première difficulté : la position de conduite. Je dois m’habituer à pencher davantage sur la moto. Moi qui n’ai pas encore l’habitude, j’ai un peu tendance à faire reposer mon poids sur mes bras au lieu de faire jouer mes abdominaux. Sinon ça se conduit comme un vélo, la direction est plus précise que celle de la DD. Pour l’instant, je la conduis d’ailleurs comme un vélo (période de rodage) : régime moteur assez bas, pneus neufs et plaquettes de frein neuves. Bref pour l’instant, je roule à mon rythme. Mais les vitesses passent bien, la sélection est dure mais pas de blocage. Il faut s’habituer au 6 vitesses de la Diversion contre les 5 de la custom, mais ça va facilement venir. Ce qu’il faut maintenant voir sur le plus long terme, c’est le confort et la protection qu’offre la moto : la selle de la 125 était plutôt généreuse et la bulle très large, mais ce n’est pas avec ma faible expérience du moment que je pourrais dire beaucoup de choses dessus.
Seconds tours de roues
Après le solo, je profite d’une sortie pour tester la bête avec une passagère et en duo avec une autre moto. A l’arrêt, quand la passagère grimpe sur la machine, aucun problème de stabilité. Pourtant j’appréhendais cet instant, puisque la passagère, pas très grande, trouvait la place assez haute par rapport à la DD. Et pourtant, je n’ai quasiment pas senti de mouvement quand elle est montée dessus. La passagère en place, il manque quand même des poignées efficaces sur cette moto, elle ne peut pas vraiment s’accrocher. Heureusement que ma Div’, avec le top-case et le dossier passager, permet au SDS de se caler comme dans un fauteuil. Et maintenant, gaz !
En roulant, je ne sens aucune perturbation due à la passagère, si ce n’est un léger manque de patate, mais elle est encore assez puissante (en rodage) pour effectuer des dépassements en côte sur une nationale. Sinon aucun changement, les virages sont toujours aussi faciles à prendre, le frein arrière est assez puissant pour assurer une conduite souple, un peu léger pour un freinage brutale (même en solo), mais l’ABS se déclenche un peu moins (le poids est réparti différemment avec un passager). Après ces kilomètres, la selle est toujours supportable, il faut continuer de voir à l’usage, idem pour la bulle, je me sens un peu protégé du vent de face, est-ce assez sur le long terme ? Quant à la conduite en groupe, il n’y a pas de problème, sa précision permet de rouler facilement en quinconce et les rétroviseurs permettent un bon accès visuel à l’arrière. En bref, elle est toujours aussi plaisante à conduire, même en rodage et chargé d’un passager et d’un top-case !
Conclusion
Ceci était ma première impression, écrite sur le moment, pour vous faire partager la différence entre le monde de la 125 et des gros cubes, et vous relater la première prise en main d’une XJ6 Diversion par un débutant (qui est somme-toute, assez facile).
En bref, pour l’instant j’adore cette machine, elle correspond bien à ce que je recherchais. Je la conseille aux débutants (que ce soit la XJ6 ou la Diversion). Et vous pouvez trouver un essai complet sur le site de motomag (fait par des professionnels) !
Mots-clefs : 125, 600, Custom, Daelim, Daystar, Débutant, Diversion, Gros Cube, Motard, Moto, Roadster, Routière, XJ6, Yamaha





Salut Tonio,
Première approche apparemment concluante.
Perso, je crois que j’aurais porté mon choix sur la Suzuki Bandit 650…
Je te souhaite plein de plaisir au guidon de ta nouvelle monture.
Amitiés.
Hello,
J’hésitais entre les quatre motos que j’ai cité dans un précédent article : la Suzuki Bandit S, la Yamaha XJ6 Diversion, la Kawasaki ER-6f et la Honda CBF600S.
J’ai longtemps voulu la Bandit, du moins si j’avais acheté une moto en 2008 quand j’ai eu le permis c’est celle que j’aurais choisi. Mais aujourd’hui, j’ai revu ma décision. La Bandit est maintenant assez vieille, elle s’est « empâtée » et « enrobée » avec le temps, ce qui fait qu’elle n’est plus je pense adressé clairement aux débutants (d’ailleurs la MDM ne la conseille pas comme première moto).
Mais je pense que la Suzuki est un bon choix de moto